|
Les débuts
Tout commence dans les années
70, décennie bénie des dieux, Michel Saillard (Rik) fait alors ses
premières armes comme animateur de village de vacances. Pendant trois ans,
il fait les saisons à Raouad en Tunisie où il rencontre Jacky Langel, un
assistant animateur avec qui il créera le "theatreloup". Le duo
s'arrêtera au bout d'un an et M. Saillard enchaîne ensuite trois ans de one
man show "une façon d'être", "one man chou" etc...
De spectacle en spectacle, on retrouve deux des éléments qui feront le
succès du futur duo Pit et Rik: l'invention d'un langage et une très grande
créativité au niveau des déguisements. Ce langage, M. Saillard le rumine
depuis son enfance, il le baragouinait au cours des jeux avec les autres
gamins. La dyslexie, les mots écorchés, et toutes autres difficultés de
prononciation des enfants seront ses devantures pour planquer des
doubles-sens, les jeux de mots.
Les fables de La Fontaine, avec leurs differents niveaux de lecture, est un
terreau fertile pour réaliser cet audacieux et si difficile pari : amuser
les enfants et faire rire les adultes.
La rencontre
Lors d'un hébergement gracieux au village de vacances du
Lavandou alors dirigé par son ami Georges Billand, Michel Saillard fait la
connaissance d'un jeune barman, wallon de son état : Fréderic Bodson (Pit). Les
deux hommes se retrouvent l'un en face de l'autre, séparés par un comptoir,
et tout commence...
On bavarde, on rigole, on ne
s'imagine certainement pas encore chanter sur scène avec des antennes sur
la tête. M.Saillard remarque chez son futur partenaire un véritable talent
d'acteur, et la participation de Bodson a un spectacle organisé par tout
le personnel du village de vacances finit de l'en convaincre...
|
|

|
Débuts chez AZ
Mais pour l'instant,
M.Saillard est juste un comique prometteur, qui signe un premier disque
chez AZ alors dirigé par Paul de Senneville. Ce disque est l'enregistrement
public d'un de ses sketches : "Poulidor" où il caricature le
célèbre coureur cycliste éternel second. Malheureusement, mal diffusé, ce
disque ne trouve pas son public. A ce moment là, c'est la grande mode des
histoires belges dans l'hexagone, on propose donc à M.Saillard de faire un
disque regroupant les meilleures histoires belges. Le projet tel quel ne le
tente pas vraiment, il repense alors à Frédéric Bodson, le barman belge du
Lavandou. M.Saillard reprend contact avec lui pour qu'il enregistre un
premier disque d'histoire belges.
SUITE
|
|